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Par khromaké dans Questionnement le 17 Janvier 2012 à 00:02
La tache noire, le raturage, le magma, le chaos :
Dépasser l'écriture du geste codifié pour détecter la vibration intérieure, archaïque, primitive, antérieure à toute forme de culture : découvrir le chant de nos organes ou de nos cellules, le grouillement de la terre, le scintillement tactile des étoiles dont nous sommes les descendants atomiques.
De préférence :
- peindre en direct avec les mains, parfois les pieds et le corps entier enduit de terre
- employer les matériaux les moins polluants possible (terre, boue, houille, baies sauvages, noix tombées de l'arbre...)
- utiliser des supports de récupération, ou refabriqués (papiers-carapaces, papiers-peaux, papiers-chrysalides).
Je re-deviens la Noix, le Feu, le Bois, la Terre.Les dessins-recherches graphiques sur la vibration et l'énergie
Les vibrations des sons naturels (le souffle du vent, l'eau qui coule, la corde frottée du violoncelle...) ou industriels entrent en résonnance avec le corps, les organes, les cellules. Alors le poignet avec le crayon deviennent sismographe et retranscrivent les pulsations, les frémissements...
voir ici
Gravure
Je ne grave pas la plaque : ma main condense les perceptions recueillies pendant la «navigation»:
la pointe à graver caresse, frotte, malaxe, pique, érafle, raye, lacère, tatouage sur peau, écorce ou carapace...
Se faufiler entre les grains de matière et les molécules,
plonger dans le vide,
traverser la membrane du côté des ombres qui racontent la Route,
Entrer en danse avec la pulsation cosmique, la sève des arbres...
voir ici
Et aussi :
Antoni Tapiès dit dans L'art contre l'esthétique : "L'artiste a droit à toutes sortes d'illusions, de fabulations, de mythes... pour atteindre son but. Il serait ridicule de réduire sa « méthodologie » à la logique des intellectuels et aux constructions théoriques considérées comme normale."
> Se réinventer
Se dégager des conditionnements, habitudes, éducation, culture, acquis, décoder son inconscient, développer des pratiques énergétiques afin de mieux dialoguer avec le nature.
Voyages réels ou imaginaires sac au dos en Asie et en Océanie, quatre ans au bord des Ardennes, perceptions modifiées, explorer les chemins qui relient à l'énergie et à la Vie.
Le corps devient capteur et entre en résonnance avec l'univers.
Le mien se déploie dans un fouillis minéral et végétal peuplé : ni lieux ni temps, je guette le flux de "vie invisible".
> Au coeur de
"Peindre à mains nues ou à pieds nus avec la matière terre, primitive et minérale,
voguer, capter, retranscrire,
proposer une perception visuelle de l'invisible, avec les matériaux les moins polluants possible.
> Le "jeu" du «polluer le moins possible»
a commencé, prise de conscience, constat soulignant un engagement et une mise en acte. Nous venons tous de la Terre, nous dépendons complètement de la Terre, nous ne vivons que si elle est vivante.
Se pose, (je propose) la question de la consommation d'impulsion, ses impasses et ses contradictions."questionnements antérieurs :
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